Le 30 novembre, à Taormina

On s'est réveillé avec un joli soleil ce matin, mais un vent très froid. Ça fait un peu bizarre, après tout, on se trouve au même niveau que Tunis. Puis, en regardant autour de nous, on a compris. On a un très joli point de vue sur l'Etna depuis le camping. Un Etna recouvert par la neige... Ça explique peut être la température.

Notre programme de la journée a été assez simple. Faire un tour de la région en voiture et visiter Taormina à pied.

Pour la région, nous avons découvert que les montagnes siciliennes sont charmantes, leurs villes très étroites et que les petits boui-boui font de bonnes spécialités. Et c'est marrant, mais maintenant, on comprend beaucoup mieux pourquoi ils ont inventé les minis ou les fiat 500. Plus gros, ça ne passe pas. Pareil pour leurs petits utilitaires sur trois roues. Un vrai camion pleurerait à l'idée de passer dans leurs ruelles tordues et minuscules.

Quand à Taormina, c'est une jolie ville, accrochée à la falaise et surplombant la mer. On trouve toutes les boutiques typiques d'Italie: chaussures, mode, cuir et produits culinaires. Et comme on est toujours en hors saison, les prix sont imbattables. Il n'y a que leur théâtre gréco-romain qui nous a dérangé. 10 euros pour un théâtre qui n'a plus grand chose d'authentique, ça fait un peu rager. Mais bon, c'est aussi ça d'être des touristes !
Il est bien conservé avec une superbe vue et un chorale en supplément.

Le 29 novembre, à Taormina

Que de route, et sous le mauvais temps en plus. Pourtant, il y a peu de kilomètres, mais les limites sont tellement basses que l'on perd un temps fou.
La mignonne petite cité de Stilo avec sa célèbre église byzantine en premier plan.
Bon, on a quand même fait une ou deux petites haltes, histoire de visiter un peu les villes de Calabre. Alors, ce n'est pas fabuleux, hein, la Calabre n'est pas vraiment connue pour le tourisme, mais on trouve de jolis panoramas, avec des villes nid d'aigle comme Stilo ou Gerace.
Oui hein, quand on dit qu'il fait pas beau c'est pas un mythe même en Italie.
Puis les forêts sont belles. Je pensais pas prendre une belle photo d'automne en Italie, surtout pas un 29 novembre...

Puis, on est arrivé en Sicile. Jusqu'à présent la conduite des italiens n'était pas trop mauvaise, mais Messine est une véritable horreur. En 8 mois de conduite, on n'avait jamais vu ça. Et ça grille les feux rouge, et ça double n'importe comment, pour la première fois on peut vraiment dire que c'est une conduite dangereuse. Mais ça va mieux dès la sortie de la ville et les paysages s'améliorent au fur et à mesure.
Le 28 novembre, à Stilo

Ouah, quelle différence de température entre la Grèce et l'Italie. Passer de presque 25 à 15, c'est assez cruel. On en pleurerais presque, mais quand on se dit qu'on est à moins d'un mois de Noël, on se dit qu'il est temps d'avoir un peu de froid. On le voit, les décorations de Noël commence à sortir dans les villes. Et plus on remontera dans le nord, plus on sera dans l'ambiance.

Mais, à part ces remarques fort spirituelles, notre journée a été très calme. Juste de la route, des Pouilles jusqu'en Calabre, en passant par la route principale. On aurait voulu prendre la route de montagne, mais les gros nuages orageux nous ont dissuadé. Alors, c'est moins intéressant, mais vu que nous sommes arrivés à la nuit tombée au camping, qu'il était fermé, et qu'il a fallu une solution de repli, ce n'était pas plus mal. Et donc, au lieu de dormir contre la mer, on a pris une chambre d'hôte à Stilo, notre destination du jour. On sera plus proche pour visiter demain.
Le 27 novembre, à San Marina

Aujourd'hui, nous avons exploré Matera, capitale des Sassis. Contre une gorge assez profonde, les habitants avaient pris pour habitude de creuser la falaise pour leurs habitations. Jugées insalubre dans les années 50, elles font à présent la joie des touristes. Nous y compris.
Le meilleur point de vue sur la ville de Matera.
Toute la falaise est cafi de trous (sassis), un vrai gruyère !
On peut déambuler un bon moment dans les ruelles, entre les maisons en tuf et celles creusées dans le calcaire. Tout à une couleur sable, et il y a un nombre d'églises incroyable. Mais la meilleure vue reste celle depuis le belvédère, face à la ville.

Avec cette visite de sassi, on est revenu un siècle en arrière.
Puis on a mis le cap vers le sud. Pas longtemps, à peine une heure, mais on avait envie de s'arrêter tôt. Alors, juste après un arrêt rapide à Tavole Palatine pour voir leur temple à Hera (mieux conservé que ceux de Grèce, c'est un comble), on s'est calé dans un petit camping d'où on domine tout les environs.
Ça fait temple perdu au milieu de la nature comme ça, non ?
Le 26 novembre, à Matera

On a exploré une parties des Pouilles. Avant d'accoster ici, c'est à peine si je connaissais ce nom. Pourtant, c'est une superbe région.
Très croyant ces Italiens, ces symboles se retrouvent sur presque tous les trulli (Protection contre le mauvais œil)
Déjà, on a visité Alberobello, qui est la capitale des Trulli, ces petites maisons avec des toits circulaires en pierre. Tout leur centre-ville est fait comme ça. D'ailleurs, il est classé à l'Unesco. Et il y a plein de boutiques artisanales. Donc, on peut voir l'intérieur. C'était chouette.

Mais, ce n'est pas que cette ville qui a des Trulli. C'est tout le coin qui en a. Ça et des oliviers.
Et une grotte. La grotte de Castellana. On y est allé comme ça, pas plus convaincu que ça. Mais on arrivait juste au moment où commençait une visite. On allait pas faire demi-tour. Et.... Ben, elle a un nombre de concrétions incroyable, et sur une grande longueur, 3 kilomètres. On avait jamais vu ça.

On en a visité quelques une à force, et aucune n'arrive à sa cheville en terme de concrétions. Impressionnant !

C'est dommage que les photos soient interdites.
Le 23, 24 et 25 novembre, depuis Alberobello (en Italie)

On va faire un tir groupé pour ces 3 jours. Ça a été de la route et du ferry.

Le 23 pour revenir sur la terre ferme, et dormir à Tolos. On était en terrain connu puisqu'on y avait passé déjà quelques jours à notre aller.

Le 24 pour rejoindre Patras par les petites routes de Péloponnèse. Idée formidable pour les paysages, mais utopique pour les durées de voyage.

Et enfin, le 25. Journée de ferry pour rejoindre l'Italie pour s'apercevoir que les campings de la région sont fermés et finir, en dernier recours, dans une chambre d'hôte trouvée au dernier moment. Ça faisait un moment qu'on avait pas eu un petit stress comme ça. Mais en fin de compte, dormir dans un trullo est une bonne découverte. C'est tout petit et bas de plafond par endroit. Même que Toto se cogne !
Le 22 novembre, à Naxos

On s'est fait une belle grande journée de découverte aujourd'hui. Naxos est bien plus longue à découvrir qu'on le pensait. C'est pas bien grand, mais il y a quand même de la montagne et les routes tournent sans retenue. Mais on s'est fait plusieurs arrêts fort sympathiques.
Je ferais bien de la récup avec ce beau marbre.
Classe vu de loin ! Il ressort bien en blanc.
Déjà, un temple, celui de Déméter. En ruine, mais on en avait pas encore croisé, donc ça valait le détour. Puis c'était plus ou moins sur la route pour aller au mont Zas. C'est la plus haute montagne des Cyclades, à 1004m de hauteur. Le but n'était pas son sommet, nooon, mais une promenade sur ses flancs, avec pour destination, la grotte où serait né Zeus. On allait pas manquer ça quand même. Puis elle est simple, très bien balisée (il suffit de suivre les dalles de marbre au sol), le paysage est on ne peut plus cycladien, et c'est super agréable de se dégourdir les pattes. La seule déception reste la grotte. J'imaginais quelque chose de plus grandiose pour le roi des dieux, mais non. C'est juste une petite grotte, sans prétention. Mais ça reste légendaire, alors on va pas se plaindre non plus.
On vous l'a dit que c'était bien balisé.
Ben oui, ce n'est que ça la grotte de Zeus.
Notre autre bonne surprise de la journée a été dans une ancienne carrière de marbre (ça, ils en ont partout). Techniquement, on se fiche de la carrière. Ce qui est intéressant, c'est l'énorme statue du dieu Dionysos à moitié achevée qui gît encore dedans. Fallait franchement le vouloir de sortir une statue d'ici...
Belle dimension pour Dionysos !
Tout ça, plus la route pour aller de points en points nous a pris la journée. On a juste pu se reposer un peu avant de traverser la ville pour rejoindre la Portara avant le coucher du soleil. C'est le truc le plus connu de l'île, qu'on voit dès qu'on débarque. Une simple porte de marbre, sur une petite presqu'île, seul vestige du temple d’Apollon qui se tenait là du temps des grecs anciens. J'ai adoré. Surtout la partie où on se fait tremper par les vagues.
On le voit pas là, mais ça arrose sévère !
Et la fameuse Portara !