Le 10 novembre, à Mystras

On s'est fait un beau Road Trip sur les petites routes du Sud du Péloponnèse. Ça tourne dans tous les sens, les rue sont très étroites et les maisons font penser à des tours. Tout ça, c'est parce qu'on se trouve dans le Magne. On a momentanément quitté nos orangers pour une végétation plus aride, voire juste désertique. Mais qu'est-ce que c'est beau ces terrasses de terre sèche et ses quelques oliviers, les falaises se jetant dans la mer ou ces villages ramassés sur eux-mêmes. On est sous le charme.
La pointe sud du Péloponnèse, le Magne, c'est vraiment magnifique (les 25°C mi-novembre étaient les bienvenues)
Et tout au bout, là où la voiture ne peut plus aller sous peine de se noyer, et bien là, c'est le bout de l'Europe, avec un temple de Poséidon et une eau bleue qui est un appel à la baignade.
Feta salakis au bon lait de brebis !

Et à l'est, en revenant sur nos pas, on a visité Monemvasia, une drôle de cité médiévale, encastrée dans la roche et aux ruelles uniquement piétonnes. On a même dîné là-bas, histoire d'assister au coucher de soleil sur la mer. C'était trop beau.




Le 09 novembre, à Tolo

Dans la série des ruines à moitié prix qui font plaisir, nous avons visité les sites d'Epidaure et Mycènes.

On a adoré, ça reste des endroits mythiques et chargés d'histoires, mais ça reste frustrant de voir le peu de vestiges qu'il y a. A peine quelques colonnes debout. Et encore, Epidaure fait l'effort de remettre d'aplomb certains éléments. Donc, on sait bien que c'est vieux, que ça a connu des tremblements de terre,  les pillages et les guerres... Mais ça fait quand même soupirer de tristesse.
Si, si je vous assure c'est un stadium
Plus simple ici, c'est bien un Nesquick (ben quoi ?)
A Mycènes, il reste un peu plus, la grande porte, le cercle des tombes et quelques pierres du palais, mais si on a aimé se promener à travers, on a quand même du mal à se projeter.

Dans tous les cas, heureusement qu'un musée est systématiquement associé au site. Ça explique plein de choses et montre ce qui a été découvert sur les lieux (on avait jamais vu d'art Mycénien, mais c'est assez marrant).
En vert clair, les oliviers, en vert foncé les orangers (ça en fait un paquet et c'est comme ça partout)

Le 08 novembre, à Tolo

On a l'impression d'être vraiment entré en Grèce aujourd'hui. Soudainement, les cultures et les champs de coton ont tous été remplacé par des vergers d'oliviers et d'orangers, la mer est toute proche et la température à considérablement augmenté. Je regrette de ne pas avoir pris de photo, mais le thermomètre de la voiture affichait 30 degrés cet après-midi.

Le changement s'est fait avant le canal de Corinthe, mais c'est surtout dans le Péloponnèse que c'est marquant. Ce sont des vergers à perte de vue, d'un vert pâle pour les oliviers, et d'un vert plus soutenu pour les orangers, et comme nous sommes à la période de récolte, une touche orange pour les fruits dans le arbres.
C'est ... impressionnant !
Et pour compléter le paysage, on est tombé, par hasard, sur les reste d'un temple d'Hera, contre la mer. Haaa, que du bonheur.
Même si ce n'est que des ruines ça a du cachet
On a même pu tremper les pieds.

Le 07 novembre, à Delphes

Comme on l'avait dit hier, nous avons visité les ruines de Delphes. Et ça mérite bien son nom. Ce sont des ruines.... A peine quelques pans de murs, un ou deux bouts de colonnes et très peu de restauration. On espérait plus. Ça va que l'on a payé moitié prix, mais ça reste un peu décevant.
Il reste vraiment 2 colonnes et 3 gadins
Malgré le fait que c'est le nombril du monde, ça a perdu en charme.
Heureusement que le musée est là. C'est ici qu'ils conservent les restes intéressant du site. Les statues, les fresques et surtout la Sphinx. Donc, en fait, ils ont retrouvé plein de choses, mais qu'ils n'ont pas laissé sur le site. Ce qui explique qu'il fasse si vide. Ils auraient du faire des copies. Ça aurait eu bien plus de prestance.

Donc, les deux ensemble, ça a calmé notre déception. Puis, c'est peut être qu'on devient difficile aussi. Parce que j'ai croisé des petits vieux français (des retraités quoi) et qui étaient très heureux de leur visite. Ils trouvaient ça incroyable. Donc, ça doit dépendre du point de vue.
Le 06 novembre, à Delphes

C'est incroyable, quand on y pense, on est à Delphes. C'est juste un endroit mythique, dont on entend parler depuis... Bah, depuis presque toujours en fait. Et ce soir, on dort sur une terrasse donnant sur la vallée et la mer.
Et vu qu'il n'y a personne dans le camping, on prend la place qui a la meilleure vue.
C'est assez différent de ce qu'on s'était imaginé, plus haut surtout. Il faut prendre une longue route sinueuse qui grimpe à flanc de montagne pour atteindre la petite ville. Et derrière, encore cachées par une avancée rocheuse, se trouve les ruines du complexe de l'Oracle.

Bon, comme on a dû rouler toute la journée pour arriver jusque là (c'est que c'est assez grand la Grèce), on est arrivé trop tard pour le visiter. Pas grave, on le fera demain.
On a quand même réussi a voir le temple d’Athéna, bon il en reste pas grand chose.

A la place, on a noyé notre déception dans un resto. On craque vraiment pour la nourriture grecque. C'est vraiment très bon, plein de saveurs, et assez varié.  Et pour une fois, les desserts sont aussi à la hauteur.
Le 05 novembre, à Kastraki

On a fait un beau tour des Météores aujourd'hui. On a vu tous les monastères, et on en a même visité 3. Par contre, on a trouvé qu'ils en faisaient trop. Après avoir visité x monastères en Roumanie et Bulgarie, devoir impérativement porter une jupe sous le genou (même par dessus un pantalon) ça fait un peu too much. Et cette fausse musique qu'ils diffusent par haut-parleurs... Juste révoltant.

En fait, ce sont de très jolis bâtiments, de loin, mais qui n'ont plus rien à voir avec la religion. 
D'ailleurs, la meilleure preuve est que les monastères ne sont pas payant en Roumanie, alors qu'ici, c'est 3 euros par personne, à chaque fois. Ça fait pas énorme, je suis d'accord. Mais si on part du principe que ces monastères sont habités, que les occupants doivent apporter la paix et des réponses aux pèlerins, on voit mal comment ça peut marier avec l'idée d'une visite payante.

Mais bref... Sinon, c'est très joli. Les montagnes sont somptueuses, et les constructions dessus ajoutent au charme. Ça reste une bonne journée. Puis, si on ajoute le petit resto en terrasse (il fait étrangement chaud pour un début novembre, on est pas habitué), typiquement grec, alors c'est une très bonne journée.
Je vous rassure ce ne sont pas les météores qui penchent dangereusement
Beau panorama, non ?

Le 04 novembre, aux Météores

Notre matinée à été assez amusante. En reprenant notre route, nous sommes tombés sur le site archéologique d'une ancienne église byzantine. Par curiosité, nous nous sommes arrêtés, et le gardien est venu jusqu'à nous pour nous expliquer que le site était libre d'accès, et que, si on le souhaitait, il pouvait nous servir de guide. C'est toujours plus sympa. Donc, avec un mélange fortement approximatif d'anglais, de français, de grec et associé à une gestuelle explicite, on a eu le droit a un tour complet. 


C'est la suite qui devient drôle. Il nous fait comprendre que, pas loin, il y avait un autre site gratuit, et que, si on aime l'Histoire, alors il peut appeler un collègue (un autre gardien quoi) pour être certains que quelqu'un nous attende. On était là pour ça, et donc, nous nous sommes retrouvés sur un second site. Un complexe épiscopal cette fois-ci, avec des tombes peintes et de très belles mosaïques. Il fait beau, il fait chaud et c'est gratuit. Que demander de plus ?

Et bien, qu'il y est un troisième site, une tombe macédonienne pour être précise. Elle est un peu difficile à trouver nous explique le second gardien. Dans le doute, il va appeler celui qui s'occupe de ce site pour nous attendre près de la route, histoire qu'on trouve bien le chemin.

Heureusement, ça a été le dernier coup de fil. En tout cas, ils ont des gardiens motivés. Parce que, oui, le troisième gardien nous attendait à l'embranchement et a ouvert la tombe juste pour nous. Et ce que nous n'avons pas pu faire à Vergina, nous l'avons fait ici, entrer et explorer la tombe.


Bon, ça c'était le matin, mais l'après-midi était bien aussi. Surtout grâce au tilt que nos cerveaux ont fait en visitant un autre site. Celui-là est plus important, c'est les restes de toute une ville, avec ses thermes, ses villas, son forum et même ses rues pavées. L'ancienne Dio, au pied de l'Olympe. 

Le site est tellement plus important qu'il est payant. Et 8 euros, ça nous a fait un peu mal au coeur. Tellement que ça a du se voir, parce que la caissière nous précise qu'à partir du 1er novembre, les sites historiques de Grèce passent au tarif hiver, soit à moitié prix. Et là, tilt. Aah, c'est pour ça qu'on a payé 6 euros à Vergina. Autant dire qu'on a payé sans râler.

Et les restes de la ville sont très étendus. Ils ont découvert tout le centre-ville, pourrait on dire. Ça nous a bien pris 2h pour en faire le tour. C'était pas exceptionnellement bien préservé, mais on avait jamais vu une telle taille.


Donc, ça a été une bonne journée. On a fini de nuit, parce-que la route jusqu'au Météores a été un peu longue (et que j'ai tenu à faire une halte dans une pâtisserie. C'est important les saveurs d'un pays), mais la Grèce est une bonne surprise pour le moment.
Et pour finir, la route menant aux météores nous offre un magnifique point de vue sur l'Olympe

Le 03 novembre, à Vergina

On a passé la frontière. Nous sommes dorénavant en Grèce, et c'est marrant, on aurait jamais pensé qu'il y aurait autant de champs de coton. Au début, on a pas compris ce que c'était, puis on a croisé des convois de tracteurs plein à craquer de coton. Ils en perdaient en route, les bords de routes étaient blancs. On aura appris quelque chose, au moins.

Ah, et que Alexandre le Grand devait beaucoup aimer son père. On a eu le temps de visiter la tombe qu'il lui fit construire, et c'est quelque chose. C'est juste dommage de ne pas pouvoir entrer dans la tombe, à proprement parler. Elle est fermée hermétiquement pour la protéger. Mais l'exposition de ce qu'ils ont trouvé compense un peu. C'était fichtrement cool.
Le 02 novembre, à Melnik

Nous avons fait notre dernier monastère bulgare ce matin. On le sait, car on est bien proche de la frontière grecque. Il est tout près de Melnik, à Rozen. C'est un monastère d'hommes, silencieux. Moins fleuri que ceux des femmes, mais tout aussi serein. Pour lutter contre la chaleur de l'été, ils ont fait courir de la vigne au-dessus de la cour, ça donne un cachet fou à l'endroit. Et le bruit constant de la fontaine est reposant.

On s'est aussi baladé dans Melnik. C'est un très vieux village, tout en pierre, avec des ruelles tortueuses. Il s'est longtemps trouvé sur la frontière, et est passé de main en main au cours de l'histoire. Du coup, il a un style bien à lui, avec ses cheminées en forme de minaret et ses maisons vénitiennes. Oui, c'est particulier, mais pas désagréable. Puis, c'est calme.

C'est vraiment mignon comme village entouré de falaises appelées cheminées aux fées

Le 1er novembre, à Melnik

On les a vu, on les a approché et pour cela, on se les est caillé. Bien sûr, on parle de la super célèbre randonnée des 7 lacs de Rila. Si, si, ici c'est super connu. D'ailleurs, même s'il fait un temps gris et froid, comme aujourd'hui, vous trouverez quand même des gens qui la font. On le sait, on les a croisé en chemin.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe un télésiège qui s'évite les 1000 mètres de dénivelés positif pour les atteindre. La mauvaise, c'est que ce matin, il était en réparation, donc inutilisable.

Ouais, on a bien choisi notre jour, nous.

Mais bon, on allait pas se laisser abattre pour si peu. 1000 mètres, ce n'est pas la mer à boire. Certes, il faisait froid, 0 d'après thermomètre de la voiture, mais on allait pas louper une des randos les plus connues du pays pour ça, non ? 

Non, et encore moins quand on nous a appris qu'à défaut du télésiège, on pouvait utiliser le service de 4x4. Ça coûte un peu plus cher, mais en 20 minutes, on se retrouve en haut, et en étant resté au chaud.

Et même si ça n'était qu'un moyen de monter plus vite, ça a juste été génial. On avait rarement vu un chemin aussi défoncé, avec d'énormes ravines, des plaques de verglas et des parties bien raides. Mais notre chauffeur avait l'habitude (avec son 4x4 de l'ère soviétique), à le regarder, ça semblait même facile. 

Bref, on est arrivé en haut, et là, la température avait un poil chuté. -10 avec un ressenti de -18. Merci au petit vent glacial. Mais un coup d’œil aux alentours a suffit à nous remotiver. Depuis notre plateau, les montagnes se découpaient, et partout, on voyait de grandes cascades de glaces. Trop beau.
Une cascade glacé c'est juste magnifique !
Vous pensez comme moi (mais elle va se dépêcher de prendre la photo, je me les gèle !)

Puis, au fond, -10, ça se gère très bien. On avait nos vestes chaudes, les gants et nos grosses chaussures de montagne, donc le froid, sauf sur le nez, on ne le ressentait pas vraiment. Au total, on a crapahuté 4h entre les rochers et les plaques de glace, à contourner chaque lac (même gelés, on va pas marcher dessus) et atteindre le piton rocheux qui sert de belvédère. C'est le seul endroit d'où on peut voir les 7 lacs en un regard. Ça reste un belle récompense.
Un aperçu des 6 lacs de Rila (oui oui il en manque un, on sait)
Qui dit rando, dit Nesquik !
Ça et le petit hôtel qu'on s'est trouvé à Melnik le soir, avec sa douche bien chaude. Bouillante même.
Le 31 octobre, à Bansko

On a fait un bel aller-retour jusqu'au monastère de Rila. Ça aurait été n'importe quoi de ne pas le visiter. Ce doit être le monument le plus connu de Bulgarie. Et il est beau. Sur le même modèle, mais tellement plus grand, sans parler de la décoration intérieure de son église, plus chargée qu'ailleurs.

Demain, on espère faire la randonnée des 7 lacs du monastère.
Le 30 octobre, à Bansko

On a visité un truc assez bizarre aujourd'hui. C'est la grotte de la gorge du Diable. En soi, ce n'est qu'un énorme gouffre, avec une cascade assez bruyante, mais le plus drôle vient du nom. Les anciens avaient très peur de cette gorge qu'ils disaient reliée aux Enfers, parce que tout ce qui tombe dans ce gouffre ne ressort jamais. Et pourtant, ils ont testé avec du lourd, 103 mètres cube de troncs ont été plongés dedans, sans résultat. Même les scientifiques de maintenant n'arrive pas à expliquer ce phénomène. Ils savent juste que l'eau parcourt 27 kilomètres sous terre avant de ressortir 200 mètres après son entrée à la surface. Toutes les tentatives d'exploration ont échoué, entraînant même la mort des plongeurs qui y allèrent.

Plus romantique, on dit que c'est par ici que Orphée descendit aux Enfers pour délivrer sa bien aimée.

Donc la grotte n'est pas des plus intéressantes, mais son histoire vaut nettement le détour. Puis les gorges où elle se situe sont jolie, très étroites et abruptes.
Le 29 octobre, à Smolyan

Comme pour la Roumanie, nous avons fait un saut dans le temps. On est resté sur les Thraces ici, avec le cavalier de Madara. Chez nous, c'est un grand inconnu, mais pour les bulgares, c'est une grande attraction touristique.

C'est une gravure, dans la falaise, d'un cavalier et d'un chien le suivant. Bon, si on se contente de ça, ça fait un peu pauvre. Mais c'est tout un complexe Thrace qu'il y a autour, avec un temple, des tombes, une forteresse au-dessus de la falaise et le plus sympa, à nos yeux, l'escalier taillé dans la falaise pour la rejoindre. On grimpe, littéralement, à flanc de falaise pour atteindre le plateau et le ruines. Ce qui devait nous prendre 15 minutes, a finalement duré presque une heure et demi.

Encore un petit effort !
Il ne reste pas grand chose de la forteresse mais le point de vue est top.
Il ne reste plus grand chose de la forteresse, pour cela, il vaut mieux voir Perperikon, plus au sud. Il reste presque toute l'acropole et un temple avec ses tombes. C'est ici qu'Alexandre le Grand aurait reçu la prophétie faisant de lui un grand conquérant. C'est pas rien quand même.
En ce moment, je sais pas pourquoi mais on adore visité les ruines ...
... C'est vrai qu'avec un soleil couchant ça a un certain charme ...

... Et puis après tout on se rapproche de la Grèce !