Le 04 novembre, aux Météores

Notre matinée à été assez amusante. En reprenant notre route, nous sommes tombés sur le site archéologique d'une ancienne église byzantine. Par curiosité, nous nous sommes arrêtés, et le gardien est venu jusqu'à nous pour nous expliquer que le site était libre d'accès, et que, si on le souhaitait, il pouvait nous servir de guide. C'est toujours plus sympa. Donc, avec un mélange fortement approximatif d'anglais, de français, de grec et associé à une gestuelle explicite, on a eu le droit a un tour complet. 


C'est la suite qui devient drôle. Il nous fait comprendre que, pas loin, il y avait un autre site gratuit, et que, si on aime l'Histoire, alors il peut appeler un collègue (un autre gardien quoi) pour être certains que quelqu'un nous attende. On était là pour ça, et donc, nous nous sommes retrouvés sur un second site. Un complexe épiscopal cette fois-ci, avec des tombes peintes et de très belles mosaïques. Il fait beau, il fait chaud et c'est gratuit. Que demander de plus ?

Et bien, qu'il y est un troisième site, une tombe macédonienne pour être précise. Elle est un peu difficile à trouver nous explique le second gardien. Dans le doute, il va appeler celui qui s'occupe de ce site pour nous attendre près de la route, histoire qu'on trouve bien le chemin.

Heureusement, ça a été le dernier coup de fil. En tout cas, ils ont des gardiens motivés. Parce que, oui, le troisième gardien nous attendait à l'embranchement et a ouvert la tombe juste pour nous. Et ce que nous n'avons pas pu faire à Vergina, nous l'avons fait ici, entrer et explorer la tombe.


Bon, ça c'était le matin, mais l'après-midi était bien aussi. Surtout grâce au tilt que nos cerveaux ont fait en visitant un autre site. Celui-là est plus important, c'est les restes de toute une ville, avec ses thermes, ses villas, son forum et même ses rues pavées. L'ancienne Dio, au pied de l'Olympe. 

Le site est tellement plus important qu'il est payant. Et 8 euros, ça nous a fait un peu mal au coeur. Tellement que ça a du se voir, parce que la caissière nous précise qu'à partir du 1er novembre, les sites historiques de Grèce passent au tarif hiver, soit à moitié prix. Et là, tilt. Aah, c'est pour ça qu'on a payé 6 euros à Vergina. Autant dire qu'on a payé sans râler.

Et les restes de la ville sont très étendus. Ils ont découvert tout le centre-ville, pourrait on dire. Ça nous a bien pris 2h pour en faire le tour. C'était pas exceptionnellement bien préservé, mais on avait jamais vu une telle taille.


Donc, ça a été une bonne journée. On a fini de nuit, parce-que la route jusqu'au Météores a été un peu longue (et que j'ai tenu à faire une halte dans une pâtisserie. C'est important les saveurs d'un pays), mais la Grèce est une bonne surprise pour le moment.
Et pour finir, la route menant aux météores nous offre un magnifique point de vue sur l'Olympe

Le 03 novembre, à Vergina

On a passé la frontière. Nous sommes dorénavant en Grèce, et c'est marrant, on aurait jamais pensé qu'il y aurait autant de champs de coton. Au début, on a pas compris ce que c'était, puis on a croisé des convois de tracteurs plein à craquer de coton. Ils en perdaient en route, les bords de routes étaient blancs. On aura appris quelque chose, au moins.

Ah, et que Alexandre le Grand devait beaucoup aimer son père. On a eu le temps de visiter la tombe qu'il lui fit construire, et c'est quelque chose. C'est juste dommage de ne pas pouvoir entrer dans la tombe, à proprement parler. Elle est fermée hermétiquement pour la protéger. Mais l'exposition de ce qu'ils ont trouvé compense un peu. C'était fichtrement cool.
Le 02 novembre, à Melnik

Nous avons fait notre dernier monastère bulgare ce matin. On le sait, car on est bien proche de la frontière grecque. Il est tout près de Melnik, à Rozen. C'est un monastère d'hommes, silencieux. Moins fleuri que ceux des femmes, mais tout aussi serein. Pour lutter contre la chaleur de l'été, ils ont fait courir de la vigne au-dessus de la cour, ça donne un cachet fou à l'endroit. Et le bruit constant de la fontaine est reposant.

On s'est aussi baladé dans Melnik. C'est un très vieux village, tout en pierre, avec des ruelles tortueuses. Il s'est longtemps trouvé sur la frontière, et est passé de main en main au cours de l'histoire. Du coup, il a un style bien à lui, avec ses cheminées en forme de minaret et ses maisons vénitiennes. Oui, c'est particulier, mais pas désagréable. Puis, c'est calme.

C'est vraiment mignon comme village entouré de falaises appelées cheminées aux fées

Le 1er novembre, à Melnik

On les a vu, on les a approché et pour cela, on se les est caillé. Bien sûr, on parle de la super célèbre randonnée des 7 lacs de Rila. Si, si, ici c'est super connu. D'ailleurs, même s'il fait un temps gris et froid, comme aujourd'hui, vous trouverez quand même des gens qui la font. On le sait, on les a croisé en chemin.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe un télésiège qui s'évite les 1000 mètres de dénivelés positif pour les atteindre. La mauvaise, c'est que ce matin, il était en réparation, donc inutilisable.

Ouais, on a bien choisi notre jour, nous.

Mais bon, on allait pas se laisser abattre pour si peu. 1000 mètres, ce n'est pas la mer à boire. Certes, il faisait froid, 0 d'après thermomètre de la voiture, mais on allait pas louper une des randos les plus connues du pays pour ça, non ? 

Non, et encore moins quand on nous a appris qu'à défaut du télésiège, on pouvait utiliser le service de 4x4. Ça coûte un peu plus cher, mais en 20 minutes, on se retrouve en haut, et en étant resté au chaud.

Et même si ça n'était qu'un moyen de monter plus vite, ça a juste été génial. On avait rarement vu un chemin aussi défoncé, avec d'énormes ravines, des plaques de verglas et des parties bien raides. Mais notre chauffeur avait l'habitude (avec son 4x4 de l'ère soviétique), à le regarder, ça semblait même facile. 

Bref, on est arrivé en haut, et là, la température avait un poil chuté. -10 avec un ressenti de -18. Merci au petit vent glacial. Mais un coup d’œil aux alentours a suffit à nous remotiver. Depuis notre plateau, les montagnes se découpaient, et partout, on voyait de grandes cascades de glaces. Trop beau.
Une cascade glacé c'est juste magnifique !
Vous pensez comme moi (mais elle va se dépêcher de prendre la photo, je me les gèle !)

Puis, au fond, -10, ça se gère très bien. On avait nos vestes chaudes, les gants et nos grosses chaussures de montagne, donc le froid, sauf sur le nez, on ne le ressentait pas vraiment. Au total, on a crapahuté 4h entre les rochers et les plaques de glace, à contourner chaque lac (même gelés, on va pas marcher dessus) et atteindre le piton rocheux qui sert de belvédère. C'est le seul endroit d'où on peut voir les 7 lacs en un regard. Ça reste un belle récompense.
Un aperçu des 6 lacs de Rila (oui oui il en manque un, on sait)
Qui dit rando, dit Nesquik !
Ça et le petit hôtel qu'on s'est trouvé à Melnik le soir, avec sa douche bien chaude. Bouillante même.