Le 16 août, à Tatranska Lomnica

Seconde rando dans le Tatras, mais en Slovaquie cette fois-ci, et plus ardue.

On a jeté notre dévolu sur une boucle, au départ de Štrbské Pleso, petite station d'hiver. 14 kilomètres, 1200 mètres positifs et négatifs, bref une randonnée comme on les aime.

Et on l'a aimé. L'approche en forêt était charmante, l'ascension, à l'aide d'une chaîne, au lac était intéressante, et la grimpette de plateaux en plateaux, jusqu'à ce col abrupt (quand on doit escalader les 6 derniers mètres de roches à l'aide d'une corde, je ne vois pas quel autre mot conviendrait) était juste magnifique.

Ce qui est impressionnant, avec les Tatras, c'est que rien ne transparaît d'en bas. Il faut forcément monter pour voir la chaîne derrière, voir les pics acérés qui se succèdent, et se dire qu'on est bien content de pas avoir à grimper ceux-ci.

Le seul truc qui chiffonne, c'est le nombre de randonneurs inexpérimentés que l'on a pu croiser sur ce sentier. Autant, grimper et descendre une paroi à l'aide d'une chaîne est monnaie courante pour nous, autant on a vu certaines personnes qui bloquaient. Et que ce soit, à la montée, comme à la descente, si on reste bloqué, il faut envoyer quelqu'un pour aider. Et si, maintenant, l'image de la fille, qui couinait à trois mètres du sol, me fait sourire, sur le coup, j'ai vraiment cru qu'on allait devoir lui faire faire demi-tour à plusieurs.

Non, vraiment, je pense que beaucoup de slovaques ne savent que la montagne peut être dangereuse.
Le 15 août, à Tatranska Lomnica

Je l'annonce tout de go, la Slovaquie m'a fait une super mauvaise impression aujourd'hui. Je m'explique.

Comme il a fait mauvais aujourd'hui, nous avons visité l'est du pays en voiture, histoire de voir les quelques points que l'on avait noté dans cette partie de la Slovaquie. Ça a plutôt bien commencé puisque avant d'atteindre l'énorme château en ruine de Spišský, on s'était arrêté deux fois pour visiter, ici une ville, ici une cathédrale.

On a pas visité le château, trop cher, et il nous paraissait pas super. On en a juste fait le tour, mais, même ainsi, qu'est-ce qu'il en impose. On le voit à des kilomètres à la ronde, sur sa petite collinette et ses hautes murailles. Non vraiment, jusque-là, tout allait bien.
Vous ne trouvez pas qu'il a une ressemblance avec celui d'il y a 2 jours ?
Puis on a repris la route. Par les petites routes, celles qui passent par les petits villages, et c'est là que ça s'est corsé. A cinq minutes, en voiture, du château, on est tombé sur un bidonville. Non, non, on exagère pas. On s'est même fait la remarque que c'était plus miséreux qu'au Costa Rica. Et cinq minutes plus tard, un second bidonville.

Hum, pas top. Mais ça peut être une région très pauvre. Mais lorsque, en une demi-journée de route, on croise x villages, avec chacun son bidonville, là on tique et on se renseigne.

En fait, la Slovaquie, sur son 5,4 millions d'habitants, compte 0,4 million de Roms. Près de 10% de sa population. Et 80% de ces 10% ne travaillent pas et vivent dans des bidonvilles aux abords de villes.

Si on reste sur les circuits touristiques, on ne les voit pas. Mais si on aime les sentiers détournés, ça vous saute à la figure, et ce n'est pas plaisant. Pour la première fois depuis notre départ, nous fermons les portières quand nous roulons.

On a vu de jolies choses, hein, des églises en bois, des châteaux sur des promontoires rocheux, mais rien n'y fait l'impression de forte pauvreté est restée.
Le 14 août, à Tatranska Lomnica

On a enfin pu faire notre randonnée dans la Tatras ! Du côté polonais.

Parce que ça fait un moment que l'on a pas fait de vraie grosse rando, on a décidé de reprendre tranquillement, et surtout avec une échappatoire, au cas où je n'arriverais plus à avancer un pied. Et pour ça, le site de Morskie Oko est parfait.

Le lac Morskie, en bon français, est la promenade dominicale d'une foule de polonais. On peut y accéder à pied, avec une promenade de 2h30, ou en calèche pour les moins motivés.

Le mot important à retenir dans la phrase précédente est dominicale. Car, si on se rapporte à un calendrier, on s'apercevra que le 14 août est un dimanche, et que par conséquent, il y avait une foule de polonais en promenade. Mais genre, une foule importante.

Heureusement pour nous, on ne faisait pas la promenade, mais une rando latérale. Donc les dégâts ont été minimes.
Petit escalier raide pour se mettre en jambe.
C'est haut, et non ce n'est pas là où l'on va !
La randonnée en elle-même, sans être whaou, était très belle. On remonte une gorge en suivant un torrent, entouré par des pics déchiquetés, avant d'atteindre un plateau, occupé par un lac. Il y a énormément de lacs dans la région, plus ou moins accessibles. 
Vous voyez le pinguin ? Ben 10 secondes plus tard, il tombait à l'eau.

On dirait une carte postale non ?
Et oui après 3 jours de pluie, le beau temps. On rattrape le temps perdu et on en profite !
D'ailleurs, avant d'atteindre le col pour passer sur l'autre vallée, on en croise encore deux autres. Et une fois qu'on est bien en hauteur, soit le soleil fait scintiller l'eau, soit les nuages donnent un petit côté dangeureux aux montagnes. Sympa, non ?


Et enfin le fameux lac de Morskie Oko

Bon, après, c'est la descente vers Morskie Oko, et le retour dans la foule, mais avant c'était beau, vraiment. 
La version idéalisée du lac ...
... Et la réalité
Puis, parce que faire 9 kilomètres dans une foule dense n'a rien de plaisant, on est descendu en calèche, na !
C'est très typique et c'est une des choses à faire au moins une fois en Pologne (bon ça a fait du bien aux jambes aussi !)
Le 13 août, à Tatranska Lomnica

Notre séjour dans le Tatras polonais se termine, mais celui dans le Tatras slovaque commence.

En fait, la majeure partie des Tatras sont du côté slovaque, mais comme la Slovaquie est en euros, donc relativement chère, alors que la Pologne est en zlotys, donc une misère, la plupart des touristes sont du côté polonais.

On s'en rend copte facilement d'ailleurs. Il suffit de passer la frontière pour que le flot de touristes continu s'arrête. Et d'un seul coup, on retrouve des petites villes montagnardes bucoliques.
Donc voilà, on a posé notre voiture de l'autre côté de la frontière.
Le 12 août, à Zakopane

Bon, d'après le dépanneur informatique à qui on a confié le pc, l'écran est mort. Ce qui va poser de menus soucis pour la suite du voyage. Parce que, mine de rien, on l'utilise souvent. Certes, le soir pour regarder un film de temps à autre, mais aussi pour mettre le blog à jour. Donc, nos esprits légèrement tordus ont trouvé une solution palliative. S'acheter un écran. On verra bien si ça fonctionne.

Sinon, on est tombé sur un truc sympa ce soir. On s'est fait un dernier resto traditionnel, et le hasard aidant, une partie de l'assistance fêtait la fin de vie de garçon d'un ami. On couple cette information avec le fait qu'il y avait un petit orchestre et la soirée se termine en danses et chants polonais. Par contre, il y a, quelque part, une future mariée fortement mécontente de retrouver son futur mari imbibé au possible.
Le 11 de août, à Zakopane

Dans la série des problèmes qui entraînent des choses positives, nous en avons une supplémentaire.

Alors qu'il devait pleuvoir aujourd'hui, nous nous sommes réveillés avec un joli soleil. Ô joie, ô bonheur, les choses s'arrangent, et nous sautons sur l'occasion pour faire la randonnée que l'on avait repéré.

Jusque-là pas de souci, mais après 30 minutes de bouchon, sur la route qui devait nous mener à notre point de départ, on s'aperçoit que la route est fermée par la police. Et on parle pas polonais, alors pas moyen de savoir quand elle rouvrira. C'est quand même pas de bol, non ? Il fait presque beau, on est motivé et préparé, et c'est la police qui nous ferme la route au nez.

Qu'à cela ne tienne, il n'y a pas de raison de perdre notre journée. Et quand on y regarde bien, cette route ne mène-t-elle pas à des thermes ? Mais que si, mais que si, celles de Bukowina pour être précise . Et voilà donc comment, au lieu de crapahuter dans la montagne, nous avons joyeusement bullés dans toutes sortes de piscines. D'ailleurs, on recommande fortement les massages qui sont, comme le reste du pays, à tarif imbattables.
Le 10 août, à Zakopane

Il se pourrait que Zakopane soit une mauvaise escale pour nous.

Déjà, la météo annonce un temps pourri pour les jours à venir. C'est très con, sachant que nous sommes là pour faire de la randonnée. Ensuite, on a cassé notre pc. Le pauvre a fait une chute, dans la voiture, et n'a vraiment pas apprécié. 

Ah, et la voiture qui s'enlise au camping et qu'on a mis 45 minutes à sortir du pétrin, ça aussi, il ne faut pas l'oublier. Pas génial, génial, tout ça.

Mais il y a quand même des contreparties.

Par exemple, Zakopane est une ville très, mais alors très vivante, avec plein de restaurants, de boutiques et de bains thermaux. Donc, il y a de quoi s'occuper. Ensuite, les prix défiant toute concurrence, j'ai décidé d'en profiter et de m'accorder un de mes plaisirs, les fruits. Des framboises et des mûres, en l'occurrence. Ils en vendent pour trois fois rien, on aurait tort de se priver. 

Et toujours dans l'optique du pas cher, on s'essaie la cuisine locale. Bref, on noie nos ennuis dans la nourriture. Réaction typique.
Le 09 août, à Zakopane

On s'est fait une des attractions majeures du pays. Les mines de sel de Wieliczka. Inconnu au bataillon ? Normal, je crois pas que quiconque connaisse autre chose que Auschwitz, en Pologne, s'il n'a pas prévu d'y voyager.

Mais ici, c'est un peu le Disneyland polonais. Des immenses parkings, une file d'attente interminable et un tarif prohibitif pour le pays.

Mais en dehors de ces quelques détails, la visite est whaou. 2h de balade à travers les salles souterraines de la mine, certaines entièrement sculptées en sel, et d'autres soutenues par d'énormes poutres. 
Les scuptures font vraiment vivante, c'est vraiment magnifique !
Il faut vraiment avoir confiance, mais bon le sel conserve et durcit le bois donc tout va bien (en tout cas c'est ce que l'on nous a affirmé).
Trois nains vont à la mine. Le premier prend une pelle, le second prend une pioche. Que prend le troisième ?
Vous voyez les mines de la Moria, avec ses escaliers, ses lacs (d'eau salée dans notre cas) et ses sculptures. Ben on fait le rapprochement durant la visite. Surtout dans la grande salle, là, où trois frères ont entièrement creusé une église. 73 ans que ça leur a pris, mai il paraît que c'est un honneur d'être mineur ici, alors ça peut se concevoir... Ou pas.
Honneur ou pas, en tout cas ça reste whaou, impressionnant à souhait
Puis on a mis le cap au sud, vers LA station de départ pour les Tatras: Zakopane. Mais ça, c'est une autre histoire.

Le 08 août, à Wieliczka

Toutes les journées ne peuvent pas se ressembler, et certaines trouvailles sont moins exceptionnelles que d'autres.

Hier était formidable, aujourd'hui est moyen, mais surprenant.

En faisant la queue pour entrer dans le château hier, j'étais tombée sur une carte de la région qui mettait en avant des gorges juste au sud de notre position. Ça aurait été dommage de ne pas suivre les recommandations locales, non ?

Donc, nous avons fait un saut là-bas. Bon, les gorges sont décevantes. En fait, nous pensons qu'ils n'ont pas de gorges comme le Verdon ou l'Ardèche, donc leur gorges leur paraissent impressionnantes, mais pas à nous. C'était une promenade sympathique, et vu la chaleur, on était content de se balader à l'ombre, mais il n'y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Par contre...

Pour se rendre à ces gorges, nous avons emprunté tout un système de petites routes, et si certains croisent des biches ou des renards (ça nous arrive aussi, hein), cette fois-ci, nous avons croisé des processions. Des dizaines de processions, très organisées, qui randonnaient sur ces routes, chantant ou priant.

Ça nous en a coupé le sifflet. On avait jamais vu ça en France et faut le voir pour que l'idée s'installe dans nos têtes que ce pays est très pieux.
Le 07 août, à Kroczyce

Ce qui est cool dans les voyages, ce n'est pas la destination mais le voyage en lui-même. Ouais, ouais, celle-là, on l'a connaît tous. Non, ce qui est vraiment sympa, ce sont les surprises, ce qui n'était pas prévu, mais qui vous tire un sourire jusqu'aux oreilles. Du style :

Dans notre circuit polonais, nous avions prévu de visiter le château d'Ogrodzieniec. Ce sont de grandes ruines, très connues, dans le pays. Mais, en soit, même si les photos que l'on peut trouver sur Internet sont chouettes, on s'attendait à trouver un château en ruine, comme on en voit plein en France.
 
Et bien le hasard a voulu que l'on tombe sur un festival médiéval. Et leur définition est un poil différente de la notre.
Le moyen age comme si vous y étiez !
Partout, on croisait chevaliers et demoiselles. Sous leurs tentes, dans la cour, et même dans les nombreux escaliers qui permettent la visite des ruines. Jusque dans leur petit musée de la torture (
la vierge de fer était connue en Pologne, nous pouvons confirmer).
On pourrait presque croire que c'est juste une sculpture sur bois, en dehors des piques en acier
Un concours de danse traditionnelle avait lieu dans la grande cour, alors qu'on pouvait assister à un tournoi à l'épée à l'autre bout. Les règles sont simples, en armure complète (et surtout pas factice) et temps limité, les deux chevaliers doivent se porter un maximum de coups. Remporte le match celui qui en a porté le plus.
Une petite prière avant le combat ...
... Et action ! (Les coups ne sont pas factice, je vous assure !)
En dehors de ça, tous les coups sont permis, y compris les coups de pied au torse comme l'a démontré un des chevaliers. Alors qu'on devait juste regarder un match ou deux, on a finalement assisté à tout le tournoi.

C'était génial, et en repartant, avec des souvenirs et l'estomac bien rempli, on était enthousiastes à souhait. Ça, c'était une bonne journée.
Le 06 août, à Kroczyce

On s'est fait un musée en plein-air épatant et pour un prix dérisoire. On commence vraiment à bien aimer la Pologne. On y mange bien, il y a plein de choses à voir, et leur monnaie est si faible qu'on a l'impression de rien débourser.

Mais pour en revenir à notre musée, on a fait le musée archéologique de Biskupin. C'est, à la base, un site de recherche, et afin de comprendre au mieux la vie des habitants de la région durant les millénaires passés, les archéologues ont reconstruit (avec les méthodes d'origine) les différents types d'habitats. On voit bien l'évolution ci-dessous, vous ne trouvez pas ?
Des cahutes préhistoriques ...
... Les longues maisons d'un fortin lacustre (les uns sur les autres quoi !)...
... Et enfin le village agricole prospère (enfin un peu de tranquillité chacun chez soit). Ils ont plutôt bien évolué, non?
Maintenant, le parc est ouvert au public pour 10 zlotis (2,5€ par personne quoi) et on peut se balader à travers un camp fortifié, une ferme médiévale ou même une de ces longues maisons communes. Ça prend un bon moment de tout voir, et si on ajoute les artisans,  ça rallonge d'autant plus. On a même craqué sur des tasses en terre cuite que fabriquait un potier.

Où est Charlie (dans notre photo un petit lapin mignon) ? L'avez vous trouvé ?
Non vraiment, c'était une super découverte, et fallait bien ça pour encaissé le reste de la journée. De la route, de la route et encore de la route. On est passé du Nord au sud en une journée. Et là Pologne, ce n'est pas l'Estonie ou la Lituanie, c'est bien plus vaste. Nous, on se serait bien arrêté avant, mais pas moyen de mettre la main sur un camping. Et là, on avait besoin d'une douche...

Enfin bref, à 20h, on avait fait une partie de la route des nids d'aigle et on posait la voiture dans un des rares campings du coin, fourbes mais heureux d'être arrivé.
Le 05 août, à Biskupin

Nous avons visité la cité médiévale de Toruń ce matin.

Alors, ce qui est marrant, pour nous petits français, c'est qu'il ne nous viendrait jamais à l'idée de dire qu'il s'agit d'une ville médiévale. Il y a bien un bout d'enceinte et quelques bâtiments anciens, mais dans l'ensemble, il s'agit d'une jolie ville, avec un centre-ville animé, qui a vu naître Copernic. Oui, vous aurez appris quelque chose en lisant ces lignes. Mais nous aussi, hein.
Pire que des gamins, on a passé au moins 5 bonnes minutes à éclater les bulles de ces artistes de rue...
... à 10 mètres de la statut de Copernic qu'on avait loupé au premier passage !
Bref, on a bien aimé, ça fait toujours une pause bienvenue, entre les kilomètres que l'on fait. Puis ce soir, on s'est trouvé un coin en forêt où dormir. C'est pas vraiment simple de trouver un endroit, la Pologne aménage juste ses parcs, mais si on trouve, c'est des coins sympas.
Le 04 août, près de Sztum

Petit voyage dans le passé polonais aujourd'hui, avec la visite de l'église de Świeta Lipka et la forteresse de Malbork.

Notre premier point, l'église, est un grand bâtiment, perdu dans la campagne, et où tout une économie locale s'est bâtie sur le tourisme. On pouvait pas le savoir, pour nous cette église est juste une jolie église, mais on a vite compris que, quand on dit que les polonais sont croyants, c'est à prendre au pied de la lettre. Des dizaines de bus, des gens qui marchent dans tous les sens et x vendeurs de rosaires, voilà ce qui entoure l'église.
Rien que les peintures du cloître valent le coup d’œil !
Par contre, l'intérieur est bien plus calme. Il y a bien des visites guidées, mais beaucoup respectent les nombreuses personnes en train de prier. Après, c'est à chacun de voir si visiter une église aussi vivante lui convient, mais celle-ci est franchement splendide, avec son plafond peint et ses dorures dans tous les sens. 
L’intérieur est tout simplement magnifique !
Que ce soit l'Orgue, les plafonds ou les murs entièrement peint ! Un chef d'oeuvre
Si il n'y a qu'une seule église à visiter en Pologne, c'est bien celle là. Il y a juste de quoi être surpris de leur dévotion. On est pas habitué.

Après, on a repris la route vers Malbork. Rouler avec des polonais demande pas mal de concentration. Ce sont de grands tarés, qui respectent à peine le code de la route, voir les règles élémentaires de sécurité routière. Alors, on roule prudemment, quitte à perdre un peu de temps.

Donc, on a fini par arriver en fin d'après-midi à destination, soit 2h30 avant la fermeture. Alors 2h30, on se dit ''easy'', c'est un château, on a largement le temps. Et pourtant... Nous confirmons, il faut plus de 2h30 pour visiter l'ensemble de la forteresse, pour la simple raison qu'elle est immense. 
3h00 de visite est un minimum car c'est une forteresse dans une forteresse dans encore une forteresse ! On se croirait à Minas Tirith.

Par contre, c'est cool, il y a des expositions, des salles entières racontent l'histoire du pays, des teutons et de la place-forte aussi, en passant. 
Tolkien a du s'inspirer de Malbork, je ne vois pas d'autre explication !
Et pour terminer le tout, on s'est fait un petit resto, près du château. Ça coûte une misère.
Le 03 août, à Giżycko

On a rien foutu de la journée. Enfin, rien en termes de découverte, mais on s'est activé pour mettre à jour le blog, et se reposer un peu.

Y'a pas à dire, voyager comme ça, c'est tout de même bien fatiguant, et il faut de temps à autre penser à faire une pause. Donc, autant profiter du temps pourri pour ça.
Le 2 août, à Giżycko

Trakai est l'ancienne capitale du duché de Lituanie, datant d'une époque où le pays n'était pas chrétien, et où les Lettons avaient une forte concentration teutonique.

Autant dire qu'ils sont entrés en guerre et que la Lituanie subit le chiffre incroyable de 93 croisades. Raison pour laquelle le château a fini par tomber en ruine et que celui qu'on visite actuellement a été entièrement reconstruit au XXème siècle.

On sait tout ça, parce qu'on y était ce matin et qu'on l'a visité. Chose qu'on ne referait pas. Il s'agit en fait plus d'un musée moyennement intéressant et assez vieillot que du beau château présenté sur les prospectus.

Mais ce qui est fait est fait, et après, nous avons mis le cap sur la Pologne. Et en quelques heures de route, on a bien compris que la réputation des polonais sur la route est bien méritée. Ils roulent comme des dingues, doublant n'importe comment et se foutant des priorités. On va être très prudents sur les routes.
Le premier août, dans un autre coin de forêt perdu

Je ne sais pas si on l'a déjà dit, mais pour préparer notre voyage, nous avons marqué tous les endroits que nous souhaitions voir sur des cartes genre Michelin, et nous suivons ces points pour avancer.

Et bien, il se trouve que lors de l'établissement de la carte de Lituanie, nous avons mal placé un de ces points, celui de la colline aux croix. On l'a juste placé 125 kilomètres plus à l'est que la réalité... Ce qui devait nous prendre une heure de route ce matin, à donc fini en un détour de 250 kilomètres.

Mais cette colline est unique. Un petit monticule de terre (petit maintenant car rasé 3 fois par les soviétiques) qui supporte des milliers et des milliers de crois en tous genre. Du tout petit crucifix, à la croix de 3 mètres de hauteur. Le tout dans un enchevêtrement pas croyable. C'est très spectaculaire, même si on n'est pas vraiment croyants.
C'est vraiment impressionnant !
Ça aurait été dommage de s'en passer avant de repiquer vers l'est pour notre dernier point en Lituanie. 
Oh, et oui, on s'est encore retrouvé dans un coin de forêt perdu, à plusieurs kilomètres de n'importe quelle route goudronnée, mais bien tranquille pour la nuit.
Le 31 juillet, près de Šimonys

On a visité 2 drôles d'endroits aujourd'hui.

Le premier était un ancien relais de chasse, construit à la mode anglaise, avec des petites briquettes rouges et son grand perron. Après des jours à voir des maisons de bois, et être convaincus que c'était le style des pays baltes, ça nous a fait une drôle d'impression. C'est en visitant que l'on a su que c'était une volonté qu'il soit si... Anglais.
So british, normal il a été construit pour cette raison après que le précédent ait brûlé.
La seconde étrangeté à été le château de Pilsrundãle, où là, on a juste eu l'impression de visiter Versailles. Sans rire, tout y est français, même les jardins. Ça en devenait comique. C'est de loin le plus beau château balte, mais il n'est pas représentatif de son pays. On a même pu assister à une représentation de danse du XVIIIème siècle avec des personnes costumées.
Entre le précédent qui fait relais de chasse Anglais et celui ci qui fait petit Versailles, on ne se croit pas réellement en Letonnie
Avec jardin à la française, je vous prie !
Puis on a passé la frontière lituanienne. Cette fois-ci, pas de camping, juste un coin dans une forêt. D'après nos informations, les lituaniens aiment le camping sauvage et il y a plein de coins comme le notre qui sont aménagés pour, avec un feu et des tables. Spartiate mais suffisant.
Un peu d'eau fraîche et de verdure ! Pas besoin de plus
Le 30 juillet, à Plienciems

Rien à redire sur le calme de cette nuit. Le camping était tranquille.
Nous avons appliqué notre idée de laisser la voiture au camping (ainsi, elle est gardée), pour visiter Riga à pied.

On avait entendu pas mal d'éloges sur cette ville, qui vantaient sa beauté et son dynamisme, mais on a été déçu dans l'ensemble.

Autant Tallinn est une cité pleine de caractère, qui arrive à bien lier modernité et vieille ville, autant Riga nous a plutôt donné l'impression de vouloir rompre avec son passé pour se tourner résolument vers l'occident. Il y a bien un vieux centre, mais les boutiques modernes le ronge complètement, ainsi que les nombreux bars. Après, elle vaut bien de passer quelques heures à la découvrir, mais ce ne sera pas un moment phare de notre voyage.

Ce qui fait que nous avons repris la route plus rapidement que prévu, en début d'après-midi et non de soirée et pu atteindre la côte et trouver un drôle de camping, chez un particulier, rempli à craquer par des lituaniens. Ceux-ci ne parlent pas beaucoup plus anglais que les estoniens et parler avec eux était vraiment sympa.

Finalement, c'était une bonne journée. On a même pu faire trempette dans la Baltique et la température était vraiment bonne.