Le 31 octobre, à Bansko

On a fait un bel aller-retour jusqu'au monastère de Rila. Ça aurait été n'importe quoi de ne pas le visiter. Ce doit être le monument le plus connu de Bulgarie. Et il est beau. Sur le même modèle, mais tellement plus grand, sans parler de la décoration intérieure de son église, plus chargée qu'ailleurs.

Demain, on espère faire la randonnée des 7 lacs du monastère.
Le 30 octobre, à Bansko

On a visité un truc assez bizarre aujourd'hui. C'est la grotte de la gorge du Diable. En soi, ce n'est qu'un énorme gouffre, avec une cascade assez bruyante, mais le plus drôle vient du nom. Les anciens avaient très peur de cette gorge qu'ils disaient reliée aux Enfers, parce que tout ce qui tombe dans ce gouffre ne ressort jamais. Et pourtant, ils ont testé avec du lourd, 103 mètres cube de troncs ont été plongés dedans, sans résultat. Même les scientifiques de maintenant n'arrive pas à expliquer ce phénomène. Ils savent juste que l'eau parcourt 27 kilomètres sous terre avant de ressortir 200 mètres après son entrée à la surface. Toutes les tentatives d'exploration ont échoué, entraînant même la mort des plongeurs qui y allèrent.

Plus romantique, on dit que c'est par ici que Orphée descendit aux Enfers pour délivrer sa bien aimée.

Donc la grotte n'est pas des plus intéressantes, mais son histoire vaut nettement le détour. Puis les gorges où elle se situe sont jolie, très étroites et abruptes.
Le 29 octobre, à Smolyan

Comme pour la Roumanie, nous avons fait un saut dans le temps. On est resté sur les Thraces ici, avec le cavalier de Madara. Chez nous, c'est un grand inconnu, mais pour les bulgares, c'est une grande attraction touristique.

C'est une gravure, dans la falaise, d'un cavalier et d'un chien le suivant. Bon, si on se contente de ça, ça fait un peu pauvre. Mais c'est tout un complexe Thrace qu'il y a autour, avec un temple, des tombes, une forteresse au-dessus de la falaise et le plus sympa, à nos yeux, l'escalier taillé dans la falaise pour la rejoindre. On grimpe, littéralement, à flanc de falaise pour atteindre le plateau et le ruines. Ce qui devait nous prendre 15 minutes, a finalement duré presque une heure et demi.

Encore un petit effort !
Il ne reste pas grand chose de la forteresse mais le point de vue est top.
Il ne reste plus grand chose de la forteresse, pour cela, il vaut mieux voir Perperikon, plus au sud. Il reste presque toute l'acropole et un temple avec ses tombes. C'est ici qu'Alexandre le Grand aurait reçu la prophétie faisant de lui un grand conquérant. C'est pas rien quand même.
En ce moment, je sais pas pourquoi mais on adore visité les ruines ...
... C'est vrai qu'avec un soleil couchant ça a un certain charme ...

... Et puis après tout on se rapproche de la Grèce !

Le 28 octobre, à Madara

Visite de la côte de la Mer Noire. En été, ça doit être très vivant, mais la tout est fermé, pire, on dirait que tout est abandonné. Des villes entières où toutefois échoppes sont vides. Avec les chiens errants, on a l'impression de voir un western.
Sur la plage abandonnée ...
... coquillages et crustacés ...
Seule la ville de Nessebar échappe à cette règle. La plupart des boutiques étaient ouvertes et il y avait quand même des touristes. Mais c'est la ville médiévale la plus connue de Bulgarie, cela joue probablement. 
C'est vraiment une ville agréable ...
... il fait bon flâner ...
... et profiter tranquillement d'une journée sous le soleil. Ça rappelle un peu l'été.
Dans tout les cas, et le soleil aidant, c'est une petite ville très agréable où on a pu flâner et même faire des courses pour Noël. Ben oui, même en vadrouille, faut bien y penser.
Le 27 octobre, à Baltchik

Voilà, on a atteint le point le plus à l'est de notre voyage. Cap Kaliakra sur la Mer Noire. On l'avait noté pour ça, mais finalement, il y a les restes d'une ancienne cité, avec murailles et portes donnant sur le vide. C'est un endroit très agréable finalement.
On le voit pas sur la photo mais il caille !


Avant ça, on a visité la seconde tombe Thrace, à Svestari. Elle est pratiquement aussi surveillée qu'une banque, fermée hermétiquement par deux sas et il faut enfiler des chaussons pour y entrer pour éviter les germes. Proprement hallucinant. Mais elle est magnifiquement conservée, avec son entrée, ses sculptures de femmes (et toutes différentes),  seules les peintures manquent, mais parce qu'elle n'est pas finie. Le seul truc qui nous a chiffonné est qu'on ne peut pas prendre de photo....
Le 26 octobre, à Koshov

On s'est peu déplacé aujourd'hui. Juste de quelques kilomètres au nord. Mais on est tombé sur des super trucs. A la base, on était parti pour visiter l'église rupestre d'Ivanovo. C'est même tout un monastère qu'il y a, mais seul l'église est visitable à l'heure actuelle. Sa particularité est d'être creusée dans la falaise. Et même maintenant, elle n'est accessible que par un petit sentier. Elle est peinte à l'intérieur et le gardien a été suffisamment gentil pour nous expliquer les différentes fresques.
L'ouverture au fond, c'est ... l'ancienne porte d'entrée, et je vous assure il y a du vide en dessous.

Oui oui, c'est bien le petit batiment qui dépasse de la falaise.
Mais, au final, ce qui devait être notre premier arrêt, a été le dernier.

Bien avant, nous avons trouvé un panneau indiquant Nikopolis ad Istrum. Les ruines d'une cité romaine, dont il ont découvert une bonne partie. On a pu se balader à travers le forum et les rues dallées. On voit même encore le système d'écoulement des eaux et certaines décorations. C'était étrangement bien pour un site si mal indiqué.

Mais ça vaut aussi pour la grotte de Orlova Cuta. Faut le vouloir pour la trouver. Mais elle en vaut la peine. C'est un peu dur à décrire, mais elle nous a fait penser à ces canyons aux États unis, ceux creusés par l'eau. Ben, là, c'est pareil, avec quelques concrétions en plus. Mais faut pas être claustrophobe, y'a des passages où on traverse à 4 pattes. Et en plus, le guide parle et chante en français.
Ils ont appelé ce tunnel les champs élysées, c'est vrai que ça ressemble à une vrai avenue.
D'ailleurs notre guide nous a fait une très belle prestation musicale sur la chanson de Joe Dassin.
Vous voyez les taches noires en haut, c'est ...
Ça en plus loin et plus nombreux (elle est y pas mignonne)
Et enfin le fameux panda (nommé en l'honneur du berger qui a decouvert la grotte).
Et oui on perd une chèvre et on découvre une grotte, c'est toujours la même chose. Et puis il a quand découvert le deuxième plus grand réseau souterrain de Bulgarie. Et comme vous l'aurez deviné, j'ai oublié son nom.
Le 25 octobre, à Samovodene

Nous, on aime les tours et les détours. On est littéralement revenu en arrière (pas par la même route quand même) afin de voir une tombe Thrace. La Bulgarie en a plusieurs, dont deux particulièrement belles.

Celle de Kazanlak est l'une d'elles. Ils ont protégés la vraie en construisant une réplique. Mais, même ainsi, c'est génial. La tombe en elle-même est toute petite, mais l'intérieur est entièrement peint, et avec une précision et une perspective que nos petits gaulois étaient loin d'avoir.
On se croirait dans une mini pyramide d'Egypte.
En chemin, on a aussi visité une église-monument et un monastère. La première, bien que très belle, perd de son cachet quand on apprend qu'il s'agit d'un monument aux morts. Les russes ont aidé les bulgares à se libérer des Ottomans à la fin des années 1800. Dans cette région, il y a plein de monuments pour commémorer cette alliance et le combat des bulgares. C'est très impressionnant.

Le second, le monastère de Trojanski, est sur le même modèle que ceux de la Roumanie, mais, bien que très paisible, on n'a pas trouvé cette sérénité qu'offraient les précédents.
Moins paisible, ça dépend pour qui !

Le 24 octobre, à Tryavna

On a tracé vers l'est. Ça fait un peu moins pauvre, mais il y a toujours autant de chiens errants qu'en Roumanie et c'est toujours aussi sale.

Mais il y a de bonnes surprises. Perdu au bout d'un chemin de terre, au nord du pays, se trouve la grotte de Devetaki. C'est pas une grotte à concrétions, mais plutôt un gigantesque trou dans une falaise. Tellement grand, en fait, que le toit s'est écroulé à plusieurs endroit, offrant un rendu assez unique. Même la grotte effondrée de Slovénie n'arrive pas à sa hauteur.

Le 23 octobre, à Varsec

Notre première journée en Bulgarie nous donne un avis très mitigé. Alors, certes, on a passé le Danube, et ça, c'est toujours cool, et puis, c'est vrai qu'on a visité une très bonne grotte pour trois fois rien. Et apparemment, il n'est pas obligatoire de rester avec le groupe pendant les visites guidées. C'est, d'ailleurs, bien plus drôle ainsi.
Vous voyez la tête de momie vous aussi ?
Et les 7 nains ?

Donc, oui, Magura Cave est une super grotte, avec plein de concrétions et assez longue, mais par contre, tout le comté de Vidin, est d'une pauvreté aussi dérangeante qu'en Slovaquie. Ça faisait un moment qu'on ne s'était pas senti en insécurité. On va voir ce que ça donne dans les jours à venir.
Une inconnu faisant du stop vient d'être aidée (On lui a fait traverser la route quoi).
Au moins, on a pas pris d'amende.
Le 22 octobre, à Slatina

Longue journée de route, seulement coupée par le dernier, mais non des moindres, château de Roumanie, celui de Dracula.

Bon, en fait, c'est un énorme attrape touristes. Il n'a jamais été prouvé que Vlad l'Empaleur y a séjourné, et le prix demandé est aberrant vu les prix pratiqués par le pays. Du grand n'importe quoi. 
Très touristique ... la fontaine Dracula ...

... très très touristique . Vous le reconnaissez, c'est le fossoyeur qui est dans le film "Van Helsing"
Mais il reste beau, vu de loin.

Le 21 octobre, à Bran

On est redescendu de la Transfagarasan sous la neige et avec un vent à édenter un vampire (elle est nulle, hein, qu'elle est nulle). Heureusement qu'on était protégé de notre côté de la vallée, sinon on aurait eu très froid. Là, il faisait juste 0 quand on s'est réveillé. Merci la grosse couette en duvet qui nous garde au chaud la nuit.
Un petit retour en image sous les monts Fagaras.
On a pensé un instant qu'on aurait du soleil, mais l'illusion s'est vite envolée quand on a approché de Peles. Ce château est une vraie splendeur. Ceux qui l'ont décoré avaient beaucoup de goût et, même s'il est moderne, on tombe facilement sous son charme.



Et le brouillard est parfait pour lui rendre justice.
Vous aussi, vous avez remarqué le changement total de temps entre la première photo de Peles et celle-ci !

Le 20 octobre, dans le 5eme virage avant le col

On a beau le dire et le redire, n'empêche les monastères orthodoxes sont vraiment paisibles. On en a visité un nouveau aujourd'hui, et comme tous les autres, l'impression de paix et de sérénité nous en a bouché un coin. Ce n'est qu'une supposition de notre part, mais peut être que la religion catholique aurait une meilleure image si elle était aussi accessible que ces monastère orthodoxe.

Bref, tout ça pour dire que Hurez est tout aussi agréable que les autres. Et les soeurs vivant là vendent leur production de miel, confitures et autres sirops. Tout artisanal, que du bonheur.

Mais le vrai bonheur de la journée est notre spot, piqué aux deux baroudeurs qu'on avait croisé en Finlande. Une petite plate-forme, presque au sommet de la Transfagarasan. La vue est imprenable, même par temps brumeux. C'est un pur bonheur de faire son repas devant ce panorama.
Clin d'oeil pour Bertrand et Elsa !
On se les gèle un peu (-1 °C dehors) ...
...  Mais ça vaut le coup !

Le 19 octobre, quelque part sur la Transalpina

Nous avons fait un saut dans l'Histoire. La vieille Histoire même. Dans un coin paumé des monts d'Orastie, au bout d'une route refaite à neuf (ô miracle quand on commence à avoir roulé un moment sur les routes roumaines), se trouve les ruines les plus connues du peuple Dace. Du peuple quoi ? Du peuple Dace. Celui que les romains ont exterminé. D'ailleurs, ils ont bien réussi, presque personne ne se souvient d'eux. C'est dommage, ce qu'il en reste est fabuleux.
Oui effectivement vu comme ça, ça ne ressemble à rien. Faut dire les romains ont bien fait leur job !
Il ne reste que des ruines de Sarmizegetusa Regia. Le mur d'enceinte de la cité, la voie sacrée qui menait aux temples et les ruines de ces temples. Mais l'échelle est très grande. Les colonnes sont énormes et l'autel sacrificiel mesure plus de trois mètres de diamètre. Les fissures dans la pierre permettaient au sang de s'écouler.

On a passé un très bon moment, à déambuler. Surtout, qu'il n'y avait personne. L'avantage d'être complètement hors saison.

Un peu plus à l'ouest se trouve Hunedoara et le château de Corvin. C'est LE château transylvanien par excellence, avec ses douves, ses hautes tours et ses sculptures. Ne pas le visiter aurait été sacrilège. 
Ne fait il pas château typique de Transylvanie, comme dans notre imagination ?
Bon, il se trouve que l'intérieur est un peu décevant, mais rien que pour aller dans la tour Memepaspeur ( je me rappelle bien la traduction française, mais impossible de remettre la main sur le nom roumain), on accepte de payer l'entrée.
On vous a parlé des moutons en Roumanie?
Et pour le fait qu'on soit perdu quelque part sur la route Transalpina, c'est qu'ils ont fermé la route, ces têtes de nœud, mais sans prévenir avant. Et la route, elle fait bien 150 kilomètres, alors on a du faire demi-tour et trouver un coin où dormir... De nuit... Encore.