2016_10_12 Le cimetière joyeux et comment payer une amende en Roumanie

Le 12 octobre, à Viseu de Sus

On s'est réveillé sous la grisaille ce matin, voire même pluvieux à certains moments. Mais, comme le programme de la journée consistait à visiter des églises, cela ne nous a pas trop gêné.

On a fait une découverte dans le village où l'on s'est arrêté. Un site intéressant que l'on avait pas trouvé dans nos recherches, celui du cimetière joyeux. Chouette nom, n'est-ce pas ?
Pour une fois qu'un cimetière ne fait pas glauque ou morbide, c'est vraiment agréable.
C'est une des traditions du village. Pour se souvenir au mieux des morts, ils font des pierres tombales très imagées de la vie du défunt. C'est très coloré et certaines sont amusantes, d'autres justes touchantes. Ça ne prend pas beaucoup de temps à voir, mais le tarif étant très bas, pourquoi se priver?
Il faudrait faire pareil chez nous.
Après, on a visité notre premier monastère orthodoxe. Par avance, on sait qu'il y en aura pas mal d'autres, la Roumanie est connue pour ça quand même. Mais s'ils sont tous aussi agréable que celui de Barsana, on les visitera avec plaisir. 

Contrairement aux nôtres, qui sont très austères, ici tout est ouvert et fleuri. C'est une grande esplanade d'herbe, aménagée en parc, avec une église au centre et des jolies maisons autour servant aux sœurs (car le monastère est toujours en activité). C'est très calme et très serein. La différence est frappante. A part les zones privées, on peut se promener partout, et leur parc est très agréable.
C'est paisible, vous ne trouvez pas ? Peut-être pour la retraite, qui sait !
Barsana est probablement le monastère le plus connu des Maramures, mais il est loin d'être unique. 8 églises en bois sont classées à l'Unesco. Elle sont un peu perdues dans la pampa, et l'accès est parfois surprenant. Pour l'une d'entre elles, nous avons même suivi une piste, plus ou moins dégradée, à travers les champs. Pourtant, c'est une route du réseau secondaire. On se méfiera, à l'avenir.
Bon c'est pas comme si on avait pas déjà fait des routes en terre, mais bon c'est le réseau secondaire quand même !
Ça a un petit air de Norvège, vous ne trouvez pas ?
Oh, et on a payé notre amande ! C'était pas très compliqué, mais ça nous a pris un temps fou. Déjà, trouver une mairie dans leurs villes, relève du défi. Merci à celle chez qui nous campions, qui nous a indiqué celle de sa ville. Se garer est une autre épreuve. Tout le monde avait l'air de poser sa voiture n'importe comment, on a fait de même, en priant pour ne pas se prendre une autre prune. Et ensuite vient le meilleur, ou comment arriver à se faire comprendre. 

Un employé nous a promené, pendant 30 minutes, de bâtiment en bâtiment, jusqu'à ce qu'ils sachent quoi faire de nous et de notre amende, et finalement, appelle sa femme pour tout nous expliquer. Très simple, au final. Vous payez l'amende, on transmet le papier au ministère avant qu'elle ne soit transférée côté français.

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